Fusions & Acquisitions, La première revue des raprochements d'entreprises

ÉDITORIAL

UN TRIO DE BANQUES FRANÇAISES À LA TÊTE DU CLASSEMENT

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En 2017, 3 banques françaises occupent les premières marches du podium : Rothschild, leader absolu en nombre et en valeur cumulée, est suivie de Lazard et de BNP Paribas.
L’an dernier, la banque de l’avenue de Messine a conseillé 131 opérations pour un montant total de 80,02 milliards d’euros, contre 61,8 milliards pour Lazard (45 opérations) et 56 milliards pour BNP Paribas (65 opérations). Elle a été impliquée dans la plupart des transactions majeures finalisées en 2017. Parmi les deals supérieurs à 5 milliards d’euros, citons l’acquisition par Sanofi de l’activité Santé Grand Public de Boehringer Ingelheim pour 11,4 milliards d’euros, la cession par Sanofi à Boehringer Ingelheim de sa division Santé Animale (Merial), valorisée à 6,7 milliards, l’acquisition de WhiteWave Foods par Danone (11,3 milliards d’euros) ainsi que les deals Christian Dior / Szmyrhamis (10,35 milliards, participation relevée de 74 à 94,22%), Christian Dior Couture / LVMH (6,5 milliards), Eurosic / Gecina (6,2 milliards) et Technip / FMC (6,16 milliards).
Quant au Classement par valeur sur 3 ans, sans surprise, on retrouve Rothschild sur la première marche du podium. Très discrète dans sa communication, la banque d’affaires totalise sur 2015, 2016 et 2017 369 opérations pour un total de 218,5 milliards d’euros, contre 180 milliards pour Morgan Stanley et 179 milliards pour BNP Paribas, respectivement n°2 et n°3 du Palmarès sur 3 ans.
2017 ? Une année étonnante, difficile pour le Classement, avec beaucoup d’interrogations sur des opérations qui ne rentrent pas dans un cadre «classique» du M&A. Un des débats majeurs : Areva, une opération globale de «restructuration juridique et financière dans le cadre de sa feuille de route stratégique du groupe» (selon Areva), finalisée en 2017. Elle comprend notamment la création de New Areva, une «new co» à laquelle Areva apporte ses activités du cycle du combustible nucléaire, ainsi que deux augmentations de capital : l’une est réalisée par New Areva et souscrite par l’Etat (2,5 milliards d’euros) et par JNFL et MHI (500 millions d’euros), et l’autre réalisée par Areva SA et soucrite par l’Etat (2 milliards). Le processus de restructuration comprend également l’OPR réalisée par l’Etat sur les titres d’Areva SA (après la souscription de l’augmentation de capital). S’y ajoute le deal Areva NP / EDF (finalisé le 31 décembre 2017). Notre Palmarès ne tient pas compte des augmentations de capital d’Areva souscrites par l’Etat français.
Les perspectives ? Certaines banques ont déjà bien préparé leur année 2018 en annonçant de très belles opérations comme le rachat du groupe australien de centres commerciaux Westfield par Unibail-Rodamco (environ de 21 milliards d’euros), l’OPA lancée par Thales sur Gemalto (4,8 milliards) qui vient contrer l’offre d’Atos, rejetée par la cible... Sans oublier la prise de contrôle et l’OPE d’Essilor sur l’italien Luxottica permettant de créer un nouvel ensemble au chiffre d’affaires supérieur à 15 milliards d’euros.

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