Fusions & Acquisitions, La première revue des raprochements d'entreprises

ÉDITORIAL

PARIS, DÉSORMAIS N°1 DU CLASSEMENT DES VILLES EUROPÉENNES

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En immobilier, contrairement à ce qui se pratique en fusions-acquisitions, les classements ne se font pas par pays mais par ville. Selon la 17ème édition de l’étude Emerging Trends in Real Estate Europe, réalisée par PwC et l’Urban Land Institute auprès de plus de 900 professionnels de l’immobilier et publiée en décembre dernier, Paris arrive en tête du classement des villes européennes les plus attractives (vs. 10ème place l’année dernière) et se place devant Berlin, Francfort, Londres et Madrid. N°4 de ce Classement, Londres, n’a probablement pas dit son dernier mot. Ayant souffert des incertitudes liées au Brexit, la capitale britannique pourrait vite redevenir attractive.
En 2019, de nombreuses opérations emblématiques ont été conclues à Paris, notamment par des investisseurs asiatiques et plus précisément coréens. Ainsi, l’immeuble Le Lumière, le plus grand immeuble de bureaux privé de Paris situé dans le prisé 12ème arrondissement, a été acquis par Primonial et le sud-coréen Samsung SRA Investment Management pour la coquette somme de 1,2 milliard d’euros. Le consortium composé de Mirae Asset Daewoo et Amundi Immobilier a déboursé 850 millions d’euros pour reprendre la tour Majunga, située à la Défense. Après avoir vendu l’immeuble Crystal Park situé à Neuilly-sur-Seine à un investisseur sud-coréen pour 690 millions d’euros, Icade a cédé 49% de la Tour Eqho à un OPPCI détenu par des investisseurs sud-coréens de premier rang, représentés par l’Etoile Properties, pour 365 millions d’euros, sur la base d’une valeur de l’actif fixée à 745 millions ...
En Europe, “malgré un contexte politique et économique marqué par des vents contraires, les investissements dans le secteur de l’immobilier devraient rester attractifs en 2020”, indique l’étude de PwC et de l’Urban Land Institute. Aujourd’hui, dans un contexte d'énorme disponibilité des fonds et d'accès aisé à la dette, le marché immobilier poursuit sa course et atteint des sommets. Cette situation, va-t-elle durer ? Les investisseurs sont plutôt confiants pour l’année 2020 et même pour 2021 : l’immobilier devrait rester attractif, surtout comparé à d’autres classes d’actifs, grâce à des taux d’intérêt qui devraient rester bas et des rendements obligataires négatifs dans de nombreux pays européens. Une condition s’impose toutefois, comme l’a bien dit l’un de nos interviewés : les acteurs de l’immobilier doivent rester “raisonnables”, notamment dans le développement des actifs dont le nombre doit absolument rester en adéquation avec les besoins économiques des entreprises. 
Pour prendre de bonnes décisions d’investissement, il ne faut pas oublier que, tout comme les autres secteurs, l’immobilier subit aujourd’hui de nombreuses mutations, voire même des bouleversements. Tous les acteurs sont obligés de s’adapter au développement de l’Internet et aux changements des habitudes de consommation. C’est une équation à plusieurs inconnues ... Une chose est sure, les conséquences des problèmes environnementaux sont vues par les acteurs de l’immobilier comme le principal critère impactant le marché immobilier dans les prochaines années.  67 % des acteurs interrogés par PwC et l’Urban Land Institute partagent cette opinion. Last but not least, l’étude indique que “les enjeux relatifs à la mobilité urbaine émergent comme des indicateurs clés dans l’attractivité d’une ville”. C’est l’opinion de la majorité des répondants et aussi celle de nos interviewés.
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