Fusions & Acquisitions, La première revue des raprochements d'entreprises

ÉDITORIAL

L’ALLEMAGNE, UN PAYS INCONTOURNABLE POUR LES INVESTISSEURS FRANÇAIS, A MANIER AVEC PRÉCAUTION

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Faut-il investir en Allemagne ? Cette question ne se pose pas pour les grands groupes français qui sont, tous secteurs confondus, tous implantés outre-Rhin et ce depuis de nombreuses années. Pour les grosses PME et les ETI, la nécessité d’être présentes sur le marché allemand est également une évidence. Dans de nombreux secteurs, il s’agit de l’un des principaux marchés européens ... Lorsqu’une entreprise envisage un développement international, c’est souvent l’une des premières destinations choisies par son management et ses conseils. Un marché «facile» ? Pas forcement. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte. Tout d’abord, il ne faut pas oublier les différences culturelles. Les Allemands sont très ponctuels. Ainsi, être en retard pour un rendez-vous peut «casser» le deal. Anecdotique ? Les conseils ayant une expérience sur le marché allemand vous suggéreront de ne pas vérifier... Pour être sûr de mettre toutes les chances de son côté, mieux vaut se faire bien accompagner, de préférence par des conseils parlant la même langue que le cédant (au sens figuré comme au sens propre !). Non pas que les vendeurs ne parlent pas anglais... mais cela faciliterait probablement la transaction. Un autre point important : l’Allemagne est historiquement le pays des entreprises familiales ancrées en régions. Le business a ce côté sentimental, difficilement perceptible pour les groupes à capitaux non familiaux ou pour les acteurs dont l’état d’esprit est purement financier. Pour acquérir une entreprise allemande, il faut comprendre sa culture, son âme. Offrir un bon prix ne suffit pas. C’est le projet d’entreprise qui est important, parfois bien plus que le prix offert. La transaction sera d’autant plus difficile pour un acquéreur étranger. Céder une société familiale est considéré comme une sorte d’échec par certains entrepreneurs. Céder une société familiale à un groupe étranger ? Cette perspective paraît inenvisageable pour un grand nombre d’entre eux. Et pourtant ... Les acquisitions étrangères en Allemagne existent bel et bien et sont même en croissance. La France occupe depuis de nombreuses années une place privilégiée parmi les acquéreurs étrangers outre-Rhin.
Ainsi, en 2019, les groupes français comme Engie, Essilor, Ingenico, Société Générale, La Française, Arkéa, Cegedim ... ou encore My Media Group, Sendinblue, Maisons de Famille se sont renforcés ou implantés en Allemagne. A qui le tour au deuxième semestre 2019 ?
Côté investissement allemand en France, les groupes ne sont pas moins actifs. Ainsi, le groupe Rethmann a finalisé la prise de participation de 34% dans Transdev, Intro Aviation va reprendre Corsair, Vorwerk va acquérir 30% de Degrenne et EnBW est en cours de rachat de Valeco, actif dans les énergies renouvelables. Dr Oetker a jeté son dévolu sur Alsa qui appartenait jusque là à Unilever. Hensold, a annoncé la reprise des activités majeures de Nexey... Côté start-up, l’allemand Movinga a repris la société française l’Officiel du Déménagement. Voici quelques exemples d’opérations recensées par notre publication depuis le début de l’année.
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