Fusions & Acquisitions, La première revue des raprochements d'entreprises

ÉDITORIAL

2016 : UNE ANNÉE « TRÈS ACTIVE »

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Selon Sophie Javary, responsable Corporate Finance EMEA chez BNP Paribas, « 2016 a été une année très active en M&A marquée par un grand mouvement Est – Ouest de la Chine vers l’Europe et l’Amérique et de l’Europe vers l’Amérique et le moindre attrait des marchés émergents ».
Néanmoins, « L’année 2016 a été marquée par de multiples incertitudes économiques et politiques, qui se sont traduites par une légère baisse des volumes de M&A tant au niveau mondial qu’en Europe et en France, malgré un financement abondant et bon marché, et la bonne santé financière des grands groupes », constate Matthieu Pigasse, DG de Lazard France et responsable mondial des fusions & acquisitions de Lazard.
De nombreuses opérations de taille ont été annoncées, comme le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia d’un montant de 15,6 milliards d’euros, celui d’Airgas par Air Liquide (12,6 milliards), l’acquisition du britannique EE par son compatriote British Telecom auprès d’Orange et Deutsche Telekom (50/50) pour un total de près de 16 milliards d’euros dont la moitié seulement rentre dans les Classements français. Certaines opérations de taille ne seront finalisées qu’en 2017, comme c’est déjà le cas pour l’échange d’actifs entre Sanofi et l’allemand Boeringer Ingelheim. Cette transaction, consistant à échanger l’activité Santé Animale de Sanofi (Merial) contre l’activité Santé Grand Public de Boehringer Ingelheim, a été finalisée début janvier. Elle valorise Merial à 11,4 milliards d’euros.
« Le marché reste actif en raison d'un alignement unique de facteurs : une offre et des conditions de financement historiques, des cours de bourse élevés procurant une monnaie d'acquisition intéressante, une volonté des sociétés de revoir leur portefeuille et de se redéployer sur des marchés clés », commente Stéphane Courbon, Head of Investment Banking France au sein de Bank of America Merrill Lynch. N°1 du Palmarès des conseillers financiers en fusions -acquisitions en 2016 sur les deals « completed », celle-ci a accompagné 18 opérations pour un total de 52,6 milliards d’euros. La banque américaine est suivie de sa compatriote Morgan Stanley, qui a conseillé en 2016 20 opérations pour un total de près de 50 milliards d’euros.
« Il est comme toujours difficile d'anticiper ce que sera l'année prochaine, mais on constate actuellement de nombreuses réflexions ambitieuses de groupes industriels notamment, et un “pipeline” fourni », commente Cyril de Mont-Marin, Associé-Gérant chez Rothschild & Cie, n°3 du Classement.
« Qu'attendre de 2017? A nouveau, les facteurs qui sous-tendent le marche des fusions et acquisitions restent dans l'ensemble favorables - et nous constatons cycle après cycle une forte corrélation entre les volumes d'opérations et les indices boursiers - aujourd'hui au plus haut depuis 2008 dans la plupart des marchés. Cependant l'année qui vient pourrait nous réserver encore des surprises: les élections des différents pays d'Europe se dérouleront-elles conformément aux sondages? Quelles vont être les conséquences de la politique économique et diplomatique de Donald Trump? A-t-on réellement bien anticipe les différentes conséquences de la rémontee des taux d'intérêts? D'où viendra la prochaine crise géo-politique? Autant de thèmes qui pourraient à nouveau créer volatilité et incertitudes dans le marché des fusions et acquisitions », estiment Jean-Baptiste Charlet et Arnaud Bouyer, Managing Director, Co-Heads Investment Banking France au sein de Morgan Stanley.
 
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