Fusions & Acquisitions, La première revue des raprochements d'entreprises

AVIS D'EXPERT

Pourquoi et comment investir en Thaïlande : du marché français au marché asiatique

par Pierre Peyret
Dirigeant, Comitatus

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Une entreprise  peut se sentir à l’étroit dans le marché français ou dans le marché européen où la croissance est faible. Et la croissance des pays asiatiques fait rêver. Si une entreprise est solidement implantée en France ou en Europe, elle peut envisager de se développer en Asie du Sud-Est.
Au-delà des attraits touristiques et culturels, la Thaïlande, de par sa position géographique et son dynamisme économique est une excellente base de départ pour les sociétés françaises qui ont pour objectif de se développer à l’export sur l’ensemble de cette zone géographique. En effet, malgré les crises économiques qui l’ont frappée, la Thaïlande a enregistré une progression de son PIB de 5,5% en 2012. En 2013, le PIB a atteint 387,3 milliards de dollars.
 
Pourquoi s’implanter en Thaïlande
 
– L’opportunité d’accéder à un marché de plus de 500 millions de personnes en libre circulation
La Thaïlande, le sultanat de Brunei, le Cambodge, le Laos, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, la Birmanie, les Philippines, Singapour et le Vietnam ont créé un marché commun pour attirer les investissements étrangers. Au 13e sommet de l’Asean, ses membres ont adopté un plan pour établir une communauté économique. D’ici à 2015, les mouvements de capitaux, de biens, de services ainsi que les personnes pourront librement circuler.
La Thaïlande est le 3e exportateur et le 2e importateur de l’Asean.
 
– L’occasion de créer des relations commerciales avec la Chine à partir de la Thaïlande
La Thaïlande et la Chine n’ont établi des relations diplomatiques que depuis 1975. Cependant, des relations commerciales se sont développées entre les deux pays, facilités par les accords commerciaux signés entre la Chine et la Thaïlande. En 2010, une zone de libre-échange entre la Chine et les pays de l’Aseana été créée. La Thaïlande exporte en Chine des composants électroniques, de l’essence, du bois et La Chine est le 3e pays client de la Thaïlande.
 
– Un gouvernement qui encourage les investisseurs étrangers
Le gouvernement thaï a créé des zones pour promouvoir l’investissement. Il existe aujourd’hui environ soixante zones industrielles en Thaïlande. Elles sont gérées par l’Autorité des zones industrielles de Thaïlande. La zone industrielle qui va de Chonbury à Rayong a attiré de nombreux investisseurs. Cette zone compte aujourd’hui pour 8 % du PIB.
 
– Une excellente infrastructure
Si le mode de transport le plus utilisé et le plus efficace en Thaïlande est l’avion, le pays dispose de plus de 4 000 km de voies ferrées et d’un réseau routier de plus de 200 000 km, dont 50 000 km d’autoroute. En 2012, un tiers de la population était connecté à Internet et 63 % des Thaïs utilisent un téléphone mobile.
 
– Une économie diversifiée
L’agriculture qui était le socle de l’économie traditionnelle reste la 16e production mondiale. Néanmoins, l’industrie s’est développée : la Thaïlande est le premier producteur de disques durs et un fabricant significatif de circuits intégrés et de produits blancs.
 
– Une législation qui protège les marques
La Thaïlande reconnaît les accords internationaux en matière de propriété intellectuelle. Ce qui permet aux investisseurs étrangers de sécuriser leurs marques.
 
– Une population jeune, éduquée et bon marché
La population est jeune, avec une moyenne d’âge de 33,3 ans (en France, la moyenne d’âge est de 40,8 ans).
Le niveau d’éducation s’est considérablement élevé ces dernières années. 56 % des Thaïlandais ont un niveau d’éducation correspondant à l’école primaire, alors qu’en 1999, 70 % des Thaïs étaient concernés. Les formations supérieures sont nombreuses et de qualité (équivalent Bac +2 à doctorat en passant par des masters) et dans toutes les matières,  que ce soit pour des métiers tertiaires ou pour l’industrie.
 
– Des risques géopolitiques limités
Le pays, dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle, connaît régulièrement des changements politiques divers, ce qui ne l’empêche pas de progresser depuis de nombreuses années.
 
Acquérir une entreprise en Thaïlande
 
Le processus d’acquisition d’une entreprise comporte les mêmes étapes que l’acquisition d’une société française :
– Formalisation et validation de votre projet. C’est une décision stratégique que ce soit en France ou à l’étranger, (partenaire, joint-venture, acquisition majoritaire, totalitaire) qui déterminera l’orientation et l’approche d’une cible.
– Sélection et approche de cibles pertinentes : une grande partie des entreprises thaïlandaises sont encore familiales, mais des opportunités existent.
– Visite des entreprises : évaluation sur la base de compte anglo-saxon réalisé par le cédant ou demandée par l’investisseur.
– Négociations : elles peuvent être longues. Des avocats locaux peuvent apporter leur expérience.
– Recherche de financements : le financement d’acquisition n’est pas aisé en Thaïlande. Une entreprise doit être en mesure de financer l’opération à partir de la France.
L’expérience des entreprises françaises qui ont acheté des entreprises thaïlandaises montre qu’elles ont effectivement bénéficié des avantages espérés : capacité de faire des offres à des prix plus modiques en Europe, nouveaux clients, nouveaux marchés. Mais elles ont aussi acquis de nouvelles compétences techniques liées à une histoire technologique différente. Enfin, les grands comptes apprécient une présence internationale.
Néanmoins, il existe un certain nombre de contraintes, lié à un investissement à l’étranger.
 
– Seules certaines activités sont permises aux étrangers
Une entreprise enregistrée en Thaïlande est considérée comme une entreprise étrangère si l’actionnariat étranger est égal ou supérieur à 50 % du capital. Les activités des entreprises étrangères sont limitées par la loi :
– certaines activités sont purement et simplement interdites aux entreprises étrangères : industrie du papier, commerce d’antiquités, radio-télévision, exploitation des forêts ;
– certaines activités requièrent une autorisation (engineering, architecte, tourisme) ;
– certaines activités peuvent être librement développées. Selon la Chambre de commerce franco-thaï, il existe des opportunités dans les infrastructures de transports et de télécommunication, la santé, l’agroalimentaire, l’énergie et le développement durable, le textile, l’habillement, l’automobile, le bien-être et la bijouterie.
Une entreprise peut décider de posséder 100 % d’une entreprise thaïlandaise, mais un actionnariat en partie thaïlandais facilitera le processus et le développement.
 
– Une entreprise peut démarrer une activité à travers une société de capitaux
Ce type de société requiert trois actionnaires et aucun capital minimum. Les formalités de création et d’enregistrement peuvent être effectuées par des avocats locaux.
 
– Les administrateurs peuvent être français ou d’une autre nationalité
Il n’y a pas de restriction en la matière, si ce n’est qu’ils devront demander un permis de travail comme tout étranger appelé à travailler en Thaïlande.
 
– Une entreprise peut établir ses états financiers dans la langue souhaitée
Ils devront être certifiés. L’anglais est recommandé. Il suffira de joindre une traduction thaïe préparée par un interprète officiel qui certifiera le document.
 
– Une entreprise peut obtenir des avantages
Les entreprises qui reçoivent l’approbation du Board of Investment (BOI) peuvent bénéficier, sous certaines conditions,  d’avantages fiscaux tels que l’exonération de bénéfices sur les sociétés pendant plusieurs années.
 
– Les banques thaïlandaises ne proposent pas de financement immédiat
La Thaïlande cherche à attirer des investisseurs pour développer son économie. Par conséquent, une entreprise qui cherche à s’implanter en Thaïlande doit s’assurer de son financement.
 
– Une entreprise doit employer de la main-d’œuvre locale
En général, les entreprises doivent respecter le quota d’un employé étranger pour quatre employés thaïlandais, quota qui peut varier en fonction des activités.
 
– Une entreprise doit s’adapter à la culture
La culture thaïlandaise est une des plus fascinantes qui soient. Bien que l’anglais soit la langue des affaires en Thaïlande comme ailleurs, deux ou trois mots dans la langue du pays pour une première rencontre sont toujours appréciés.
Un projet de développement en Asie du Sud-Est se prépare comme tout projet. Mais une croissance économique soutenue et des contraintes raisonnables en font un pays attractif pour les entreprises françaises qui ont des projets de développement que ce soit dans l’industrie ou les services, pour vendre sur place, sous-traiter ou créer une société.
 
 
À propos de Comitatus
 
Comitatus : société de services dédiée à l’optimisation financière et économique des PME-PMI françaises.
Date de création : 2008
Dirigeant : Pierre Peyret
3 collaborateurs
Basée en région lyonnaise, Comitatus intervient en France et à l’étranger, notamment sur la zone Asean.
Comitatus accompagne ses clients et répond à toute problématique de :
– transmission ;
– retournement :
– financement.
Grâce à des compétences de haut niveau et complémentaires, l’équipe Comitatus vous apporte des idées et solutions pour répondre aux difficultés que vous pouvez rencontrer au quotidien comme de manière ponctuelle sur les domaines suivants :
– évaluation, acquisition, cession d’entreprises ;
– relation clients/fournisseurs ;
– relation bancaires, financement court et moyen terme ;
– gestion de projets et tableaux de bords.
Le blog de Pierre Peyret : http://comitatus.fr/blog/category/invest-in-thailand-pierres-blog/
http://www.comitatus.fr
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