Fusions & Acquisitions, La première revue des raprochements d'entreprises

ACTUALITÉ DES M&A

L'ANNÉE 2015 VUE PAR LES BANQUIERS D'AFFAIRES - MORGAN STANLEY

Jean-Baptiste Charlet
Managing Director, Co-Head
Investment Banking France,
Morgan Stanley

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2015 a été une année record pour les fusions-acquisitions au plan mondial, avec un montant total de transactions dépassant pour la première fois les 5 000 milliards de dollars. Cette performance a été portée par le retour des opérations d'envergure, puisque nous avons connu une forte progression des opérations supérieures à 5 milliards de dollars, alors que le nombre total de transactions est resté stable. Le marché a été marqué par une multiplication des opérations transfrontalières, opérations sur lesquelles Morgan Stanley était très présente cette année. Les secteurs de la pharmarcie, des télécoms ou des biens de consommation ont été particulièrement actifs dans ces mouvements de consolidation.
Le dynamisme des opérations traduit un retour à la normale et un regain de confiance sur les marchés, notamment aux États-Unis, après des années de turbulences. De nombreuses sociétés sont reparties à l’offensive pour consolider leurs positions de marché et créer des leaders mondiaux, acquérir de nouvelles technologies ou conquérir de nouveaux territoires. Rien qu’en France nous pouvons mentioner l’acquisition d’Alstom Power par GE, le rapprochement Lafarge-Holcim, ou la fusion Alcatel-Nokia, toutes des opérations sur lesquelles Morgan Stanley est intervenu.
L'année 2016 s’annonce plus compliquée pour le marché des fusions-acquisitions. Un certain nombre de catalystes demeurent : la nécessité de globaliser ses activités, la course à la taille et à l’efficience, la disponibilité de financements et la faiblesse des taux d’intérêt, l’appétit de la Chine à l’étranger, l’attrait du marché US dans de nombreux secteurs, l’incitation pour les groupes US de dépenser leurs liquidités bloquées à l’étranger ou d’arbitrer les taux d’imposition des différentes juridictions etc… Cependant de nombreux vents contraires se sont levés. La volatilité des marchés, en soi un frein aux opérations de M&A, n’est que le reflet d’inquiétudes plus profondes liées aux incertitudes sur la croissance chinoise, au sur-endettement endémique des acteurs économiques ou aux risques liés aux conséquences des taux zéro ou négatifs sur l’économie et sur les banques. La baisse marquée des prix du pétrole et ses conséquences sur l’industrie, au-delà des secteurs pétroliers et para-pétroliers, sont également des facteurs d’incertitude. Si le niveau de dialogues stratégiques et des opérations en cours reste soutenu, mener les transactions à leur terme sera plus complexe qu’en 2015.
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